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Tito Topin, blog-trotteur.

Les animalistes m'emmerdent.

Les animalistes m'emmerdent. À ma décharge, je ne les mange pas, je ne consomme que les animaux et encore, pas tous. J'évite d'accommoder le lézard à la sauce basquaise, j'ai peur qu'un crocodile sonne à ma porte et me demande des comptes. Idem pour le pangolin et la chauve-souris dont on me chuchote le plus grand mal, quant au cocatrix, cet animal à tête de coq, aux ailes de vampire et à la queue de singe qui vit au sommet de l'Olympe, je n'en veux ni rôti ni bouilli. De préférence, je ne mange que des animaux qui ont perdu cuir, plumes ou écailles et dont je suis incapable de reconnaître la forme initiale. Pour illustrer mon propos je prendrai en exemple le blanc de poulet. Je défie quiconque d'examiner un blanc de poulet sous sa belle enveloppe de plastique et d'imaginer l'animal qu'il a été de son vivant, de me dire s'il fut poulet ou poulette, leghorn ou gallus gallus domesticus de Bresse ou de Loué. Pas plus qu'une aiguillette de canard me dira s'il s'agit d'un colvert, d'un siffleur ou d'un mandarin, c'est dire combien je suis loin du canard quand je mange du canard. Le steak haché pur bœuf surgelé ne réveille aucun troupeau de bisons, par contre, quand j'étais petit et que, me trouvant pâlot, ma grand-mère me donnait un steak saignant de cheval pour me fortifier, le résultat était si rapide que j'entendais des hennissements dans mon assiette, que résonnaient les cris des Cheyennes qui lançaient mon steak au grand galop pour tenter vainement d'échapper à la winchester de James Stewart. Ni le fier poireau, ni le vert brocoli, ni le chou, même farci, ne m'ont apporté la même sensation. Je vous l'ai dit, les animalistes m'emmerdent.

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